BRUXELLES, NOTRE CAPITALE

C’est à la suite de la construction d’un donjon par le duc de Basse-Lotharingie, sur une île de la Senne, la modeste rivière qui traverse la ville, que Bruxelles naquit à la fin du Xe. siècle.
Peu à peu la population augmenta aux environs de ce château et diverses petites industries vinrent s’établir là où il ne se trouvait auparavant que quelques villas romaines et fermes mérovingiennes. La situation du village au centre de plusieurs vallées attira des commerçants en route vers l’est du pays. Ainsi le petit bourg se transforma en centre de commerce et acquit une importance qui justifia la construction d’une première enceinte au Xe. siècle et puis d’une deuxième au XIe.
La construction de maisons de bois ou de pierre marquait l’importance prise par la ville et la prospérité de ses habitants.

LA CATHÉDRALE

Dans cette cité en pleine croissance s’érigea au début du XIe. siècle l’église des SS. Michel et Gudule où le comte de Louvain institua un chapître de chanoines et y fit transférer les reliques de Ste Gudule conservées jusqu’alors en l’église St. Géry sur l’île de la Senne. Ste Gudule morte en 732 était la filleule de Ste. Gertrude, abbesse de Nivelles. En1226 commença la construction de l’édifice actuel qui fut achevé trois siècles plus tard.
L’église est une synthèse des styles qui se sont succédés depuis le début des travaux, du romano-ogival jusqu'à la dernière floraison de l’art ogival.
L’édifice abrita les dépouilles de plusieurs ducs de Brabant, de même que celles des archiducs Albert et Isabelle, celle de Roger de la Pasture appelé Van der Weyden à Bruxelles, ville dont il fut le peintre officiel. On y voit également la tombe du gouverneur aimé des Bruxellois, Charles de Lorraine.
Rappelons que c’est dans cette Église que Charles-Quint fut proclamé roi d’Espagne.
Au cours de ce même siècle, la collégiale des SS Michel et Gudule fut saccagée lors des troubles religieux. Elle a pourtant conservé bien des œuvres d’art comme des tapisseries de Bruxelles, des vitraux et des statues visibles dans l’allée centrale.
A propos de ce sanctuaire, Victor Hugo a écrit: “Je vous conseille d’y pénétrer et vous aurez sous les yeux le plus pur épanouissement de ce style ogival primaire ou à lancettes”.

LA GRAND-PLACE

L’ensemble d’une rare beauté est souvent appelé, à juste titre, la plus belle place du monde.
A l’origine, elle était occupée par un marché principalement destiné au commerce des victuailles comme l’indiquent les noms des rues avoisinantes: rue au Beurre, rue des Harengs, rue du Marché aux Poulets, rue des Bouchers et d’autres du même genre.

C’est le moment de faire remarquer que dès le Moyen-âge, Bruxelles a toujours fait une place importante à la table et à une table abondante.
La Grand-Place est dominée par le magnifique Hôtel de Ville construit au XVe. siècle avec sa tour chef-d’œuvre d’élégance qui est sommée d’un St. Michel en cuivre, à 90m. de hauteur. Le vaste espace rectangulaire de la place est bordé de très belles maisons aux façades richement ornées qui faisaient ainsi connaître l’opulence des corporations qui les avaient fait construire. Quelques-unes étaient des maisons d’habitation qui s’intègrent fort bien à l’ensemble.
De ces maisons, les plus remarquables sont celle de la corporation des Boulangers au coin de la rue au Beurre, connue sous le nom de “Roi d’Espagne et du côté opposé de la place, sept maisons surmontées d‘un frontispice unique et que l’on appelle “Maison des Ducs de Brabant” parce que leurs façades sont ornées de bustes de différents ducs.

Face à l’hôtel de ville, on admire la Maison du Roi, appelée autrefois “Halle au Pain”. Son origine remonte au début du XVe. siècle, plusieurs fois restaurée, elle fut encore endommagée par le bombardement de 1695.
Restaurée, elle fut démolie au siècle dernier et reconstruite en style gothique tertiaire, en 1874. Ce bâtiment “faux vieux” ne dépare nullement l’ensemble de la Grand-Place

Il convient, à propos de ce bombardement de 1695, de raviver un peu les mémoires. Il fut un véritable drame pour la ville. Ce fut l’œuvre du maréchal de Neufville de Villeroi, aussi incapable que présomptueux qui, lors d’un conflit entre la France et l'Angleterre tenta une manœuvre de diversion pour attirer les Anglais, en bombardant Bruxelles.
Le 13 août 1695, il s’installa à l’abbaye de Dieleghem vers 17 heures, et lança l’ordre de tirer à son artillerie. Durant 48 heures, ce bombardement féroce le plus souvent à boulets rouges se poursuivit, il détruisit ou endommagea gravement 4000 maisons sans atteindre vraiment l’Hôtel de ville. Les canons cessèrent de tirer faute de munitions, dit-on, et sans que la diversion de Villeroi ne réussît.

Notons encore que les occupants républicains français, à leur tour, causèrent des dégâts, moins importants il est vrai, aux façades de la Grand-Place en détruisant de nombreuses statues qui les ornaient.
Sachons encore qu’en 1700, la plupart des maisons détruites avaient été rebâties et que ce sont elles qui font l’admiration de visiteurs de nos jours.

On ne quittera pas la Grand-Place sans avoir été caressé la bras ou le pied du gisant d’Everard ‘t Serclaes, ce patricien de Bruxelles qui mourut des blessures encourues en défendant la liberté sa ville.

LA MONNAIE ET LA PLACE DES MARTYRS


Poursuivant la visite rapide Bruxelles, on se rendra vers la Monnaie, en passant par la Galerie St. Hubert, la plus ancienne galerie couverte d’Europe. Elle fut inaugurée en 1847.
On arrivera ainsi au théâtre de la Monnaie qui célèbre en l’an 2000, son tricentenaire. C’est de là, que partit la révolution de 1830, lors de la représentation de “La Muette de Portici”, et aboutit à l’indépendance de la Belgique.
Trois cents mètres plus loin, la place des Martyrs, d’ordonnance classique entoure le monuments en l’honneur des Belges tués pendant les journées de septembre 1830.

N.D DE LA CHAPELLE ET N.D. DU SABLON

Entamant la montée vers le haut de la ville, on atteindra l’église de N.D de la Chapelle qui date du XIIe. siècle. Pierre Breughel qui en dut un des paroissiens y a été inhumé, mais son corps a disparu à la suite de l’occupation de l’église par les Calvinistes qui y causèrent de grands dégâts. On y verra pourtant, une toile de P.P. Rubens exécutée à la demande de Jean Breughel de velours; fils de Pierre, elle est encadrée de marbre noir.
Poursuivant notre ascension, nous voici bientôt au Sablon où se trouve la fine et riche église de Notre-Dame du Sablon, le plus beau monument en gothique tertiaire de Belgique. L’église eut très vite lafaveur des Princes et des princesses qui y firent construire aux alentours de fastueux hôtels parmi lesquels celui des Tour et Taxis, qui reçurent au XVème siècle la charge d’assurer le service de la Poste impériale.
De l’autre côte de la rue face à l’église, on verra le splendide petit jardin public du Petit Sablon entouré d’une balustrade en fer forgé, il est orné de 48 statues représentant les corporations de Bruxelles, avec celles de grands humanistes du XVI siècle, dont Mercator et Ortélius au centre desquels se dressent les statues de comtes d’Egmont et de Hornes exécutés à la Grand-Place sous le duc d’Albe.

PALAIS DE JUSTICE ET PLACE ROYALE

L’église et le jardin public sont situés dans la rue de la Régence une large artère qui relie deux endroits intéressants, la place Poelaert et la place Royale.

A une extrémité, le Palais de Justice domine la place Poelaert de sa masse titanesque. Inauguré en 1883, il est le plus grand édifice construit dans la monde au XIXe. et est dû à l’architecte Poelaert. On y compte 245 salles dont celle des pas perdus la plus haute du monde. Quelqu’un l’a surnommé audacieusement : “Acropole de Bruxelles”.
Les architectes et les esthètes du XIX. siècle l’admiraient beaucoup et la capitale du Pérou, Lima, se fit construire un palais de Justice, qui est la réplique réduite de celui de Bruxelles.

A l’autre extrémité de la rue de la Régence, la place Royale plaît à l’amateur de symétrie par son style noble et épuré. En son centre se dresse la statue de Godefroid de Bouillon et derrière elle, on voit l’église de St. Jacques-sur-Coudenberg qui est l’église paroissiale du Palais.

En face du Palais, il a été décidé en 1776 de créer un parc “pour la promenade”. Il mérite que l’on y flâne au milieu des arbres; des statues et des enfants qui font naviguer leurs petits bateaux.
Au bout de l’avenue Louise, le Bois de la Cambre et avec ses 110 hectares constitue un très large poumon vert à une ville déjà bien pourvue en ce domaine.

LE PALAIS ROYAL

Cet imposant édifice qui domine la Place des Palais trouve son origine au XVIIe siècle.
L’endroit était voisin des ruines de l’hôtel des ducs de Bourgogne détruit par un incendie en 1731. Deux hôtels importants y furent construits, l’un pour le Ministre Plénipotentiaire d’Autriche, l’autre pour le commandant des troupes autrichiennes. Après les révolutions française de 1789 et belge de 1830, des travaux furent entamés pour en faire le palais du Roi. Ils ne furent achevés qu’en 1934, sous le roi Albert Ier.
Il n’y a pas beaucoup à dire de son aspect extérieur mais une visite (possible au mois d’août) permet d’en admirer l’intérieur avec par exemple l’Escalier d’Honneur, surmonté d’une statue de la Paix et, en plus de nombreux et élégants salons ornés de portraits de membres et d’apparentés à la famile royale, on pourra admirer la vaste et sompteueuse salle du Trône d’une superficie de 1107 m2. Son ornemantation est faite de motifs décoratifs dorés à la feuille et de tableaux d’artistes tels que Rubens, van Dijk, Jordaens et Duquesnoy. Onze grands lustres de bronze et à cristaux ainsi que vingt huit appliques assurent l’éclairage de cette salle monumentale. Le parquet est fait de lames de chêne d’érable, d’acajou et d’ébène.

Nous achevons ainsi cette brève visite de la ville de Bruxelles, sans les 19 communes de son agglomération.

Autoworld, musée de l'automobile
Le musée de la Ville de Bruxelles
La Maison d'Erasme
Le Musée Magritte
Le Centre Belge de la Bande Dessinée
Parcs de Bruxelles
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